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Naissance
1 dec 1818 à Strasbourg (France)
Diplôme
1842  -  Imprimeur lithographe
2 feb 1875  -  Obtention de la légion d'honneur
7 feb 1893  -  Le pape Léon XIII l'élève au titre de chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Métier
Imprimeur
Décès
6 feb 1893 à Paris (France)
Notes
Elève litographe de Friedrich et Guerin, François-Charles Oberthür part pour faire son apprentissage à Paris en 1837 puis à Rennes chez Landais en juin 1838. Il est diplômé en 1842 comme imprimeur lithographe. Il travaille alors à l'imprimerie Landais (d'abord nommée Marteville et Landais, puis Landais et Leroy et finalement uniquement Landais après 1840). En 1842, il s'associe avec Landais. En 1852, il fonde avec un associé l'imprimerie Oberthür qu'il rachètera entièrement en 1855. Autour des bâtiments de la rue de Paris acquis en 1858, il installe ses usines de l'imprimerie Oberthur (no 76 à 80) dont la construction remonte à 1870, 1883, et 1900. En 1863, il fait aménager le Parc Oberthür puis en 1869 l'hôtel Oberthür où il résida (no 82 à 86).
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[ 28/10/1844 ]

Archives de Rennes, cote 3E53.
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Lithographie de la côte de Saint Malo par Oberthur François Charles
[ 01/01/1845 ]
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Lithographie de la ville de Rennes par François Charles Oberthür
[ 01/01/1846 ]
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Calendrier des Postes
[ 01/01/1866 ]

Imprimerie Oberthur
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Imprimerie Oberthur et fils à Rennes. Souvenir des journées du 2 et du 7 février 1875
[ 02/02/1875 ]

Remise de la légion d'honneur à François Charles Oberthur par le Maréchal de Mac-Mahon (archives de la BNF http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6457224t)

Le 2 février, en l'absence de M. et de Mme Oberthür, la nouvelle parvint à Rennes que M. Oberthür père venait d'être nommé chevalier de la Légion-d'Honneur.
Aussitôt que la dépêche télégraphique de M. le Ministre du commerce et de l'agriculture fut connue du Personnel de l'Imprimerie, chacun, donnant les marques de la joie la plus vive, s'empressa d'orner l'atelier de verdure, de fleurs et de drapeaux, lui donnant ainsi un air de fête.

Quand M. Oberthür, qu'on était allé prévenir, et à qui l'aîné de ses petits-fils avait le premier fait part de la nouvelle, fut de retour dans les ateliers, avec Mme Oberthür, les ouvriers entourèrent leurs patrons, en leur prodiguant les marques de la plus vive et de la plus cordiale affection.

Un bouquet fut offert à M. et à Mme Oberthür, qui traversèrent ensemble l'Imprimerie. Mais l'émotion fut à son comble quand M. Tizon, le doyen des ouvriers de la Maison, remit à M. Oberthür, au nom de tout le Personnel, une magnifique croix d'honneur renfermée dans un superbe écrin.

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45-SouvenirsFrancoisCharlesOberthur-page 8
[ 01/04/1889 ]

Ecrit au logis de Monterfil en Avril 1889

Je suis venu au monde le 1er décembre 1818. a Strasbourg (Alsace) où mon père François-Jacques exerçait l'art de la gravure en taille douce ( sur cuivre) et de la peinture dite miniature.

J'ai eu le malheur de perdre ma mère, Salomé Kieffer, quinze mois après ma naissance ; elle mourut en donnant le jour a ma soeur Mina ( Wilhelmine) et fut enterrée à Fribourg en Brisgau (Grand Duché de Bade ) où mon père avait été appelé pour diriger l'institut artistique de l'éditeur Herder, qui l'un des premiers, a publié des ouvrages illustrés paraissant par livraisons et notamment l'ouvrage "Deutschland und die Deutschen” qui eut un grand succés et dans lequel ouvrage figurent plusieurs belles gravures exécutées par mon père. C'est dans ses excursions aux environs de Fribourg, dans la Foret Noire, que mon père s'adonna à la chasse des papillons dont il aimait à faire des tableaux pour décorer notre habitation. Mon pére a, plus tard, inculqué le goût pour l'entomologie à ses petits fils Charles et René, durant plusieurs étés qu'il vint passer à Rennes.

Mon père et ma mère étaient Strasbourgeois ; mon grand père Kieffer était Chapelier à Strasbourg, et de haute taille ; mon père au contraire était de petite taille, et fut pour cela exempt du service militaire.

Mon grand-père Oberthür que je n‘ai pas connu, était originaire de Saxe et avait des parents dans la ville de Fulda, et à Würtzbourg. En 1892, nous avons pu acquérir dans une vente de livres à Rennes un bel ouvrage traduit du grec en latin en 1782-1785, par Franciscus Oberthür, chanoine, professeur de Théologie, qui était probablement notre grand-oncle. (3 vol. in octavo des oeuvres de Flavius Joseph).

Mon grand-père était catholique et exerçait, lorsque survint la Révolution, la profession de perruquier avec maîtrise dans Strasbourg.

Ma grand-mère Oberthür née Hüter était protestante ; elle était née a Strasbourg. Son frère, mon grand-oncle était pasteur à Gries, près de Bischwiller. Mes cousins Hüter sont actuellement, l'un médecin à Strasboug, l'autre, officier d'artillerie, un troisième est pasteur a Strasbourg.

J'avais au plus 3 ans quand mon père épousa en seconde noces Mademoiselle Henriette Zeitzmann, dont le père occupait alors à Carlsruhe le poste de directeur de l'imprimerie Grand-Ducale chargée du journal officiel.

Je l'appelais "mon grand-père Zeitzman". Il avait auparavant exercé dans la ville de Iéna (Saxe) la profession d'imprimeur éditeur, et il avait été ruiné disait-il par le passage de l'armée française sous Napoléon, et obligé par suite de s'expatrier, pour se créer une nouvelle position. Cette famille est actuellement éteinte.

En se remariant. mon père voulut revenir dans sa ville natale. Il y fonda un atelier de gravue et y forma plusieurs élèves, dont deux sont devenus graveurs émérites (Messieurs Hessloehl et Weber). Les éditeurs de Berlin et de Carlsruhe envoyaient des commandes à mon père; Nous avons de lui une belle gravure de la Famille Royale de Prusse, et d'autres gravures exécutées d'après les maîtres italiens : "l'Agnus Dei", la Vierge dite "la belle jardinière", "la vierge couchant l'enfant Jésus ... etc ... Enfin la Maison Grucker et Schmidt de Strasbourg, lui demanda d'exécuter une grande gravure de la Cathédrale
de Strasbourg, qu'il exécuta magistralement.

Il existe un autre Charles Oberthür, d'origine saxonne probablement, qui est de mon age et qui a composé plusieurs morceaux de musique pour la Harpe. Il a longtemps occupé le poste de harpiste à la cour des Ducs de Nassau. Il n'exista pas d‘autres Oberthür en France. En Alsace, j'ai trois frères : Emile, Gustave (décédé en 1890) et François; deux neveux, les fils d'Emile et de Gustave et un cousin Eugène Oberthür. J'ai aussi trois soeurs veuves : lda, veuve Lefebvre; Pauline, veuve Chapet et Mathilde, veuve Kugler; et quatre nièces : la fille d'Emile, mariée à un mécanicien à Strasbourg, nommé Bierlein, deux filles de Gustave et une de François.

Mon père a fait pour mon éducation, bien des sacrifices, qu‘il n'a pas pu faire pour mes demi-frères et demi-soeurs. Aussi regarde-je à présent comme un devoir, de venir
en aide à mes frères et soeurs, par une pension, et à mes neveux et nièces par une dotation et leur entretien en pension.

Ma belle-mère a eu une vingtaine d'enfants dont les dix premiers sont morts en bas âge, ce qui est cause, lors de mon départ de Strasbourg, je ne laissais que des frères et soeurs en bas âge, sauf ma soeur Mina.

Ma soeur Mina, a épousé un mécanicien nommé Widersche, qui a voulu se rendre en Amérique, où ils sont morts depuis longtemps, étant resté sans nouvelles depuis 20 ans. Ayant touché l'héritage de notre tante veuve Loiseau, née Emilie Kieffer, soeur de ma mére, 7.669fr,88 dont moitié aurait appartenu à ma soeur Mina, mes héritiers seraient redevables de moitié de cette somme au cas où ils retrouveraient des enfants de ma soeur.

Cette somme est le produit de la vente d'une maison sise au faubourg national à Strasbourg, qui a achetée et payée par un épicier d'en face, très peu de jours avant l'investissement de la ville par les prussiens. Elle a été détruite par le bombardement.

Lorsque survint la vulgarisation de la lithographie, mon pére pensa trouver dans cette nouvelle partie une position plus avantageuse, et, vers 1825, peu après que Mr Engelmann. eut fondé la première imprimerie lithographique à Mulhouse et que l'inventeur mr Aloys Senefelder, de Munich, eut fondé un établissement analogue à Paris en association avec Monsieur Knecht, mon père fonda une imprimerie lithographique à Strasbourg, et devint tout à la fois, dessinateur, écrivain et imprimeur lithographe, tout d'abord en collaboration avec Mr Boehm, fabricant de couleur, et bientôt aprés à son compte particulier.

Les débuts furent très pénibles et pleins de tâtonnements ; il n'existait pas alors de fabricant d'encre et d'outils spéciaux, comme aujourd'hui. Aussi mon père cuisait lui-même ses vemis, ses crayons et son encre grasse. Les premières presses laissaient aussi bien à désirer.

En 1828, Aloys Senefelder, revenait de Paris, où il avait vendu à son associé Knecht, la part qui lui appartenait dans leur entreprise commune, s'arrêta à Strasbourg et proposa à mon père de s'associer avec lui pour faire ensemble de l'imagerie populaire, dont mon père devait créer les planches.

Senefelder, loua même uu appartement à côté du notre, dans une grande maison appelée le vieux Patentenhof, rue des Dentelles, et là il s'occupa pendant un mois environ à faire des essais comparatifs de tous les acides, gommes, huiles et ingrédients divers qu'il me chargeait d'aller lui chercher chez les droguistes où je me souviens de l'avoir conduit moi-méme. Il essayait de faire des pierres lithographiques factices, enduisant des plaques de cuivre et de tôle d'une pâte blanchâtre et minérale qu'il faisait durcir au feu ; il voulait aussi arriver à reproduire des tableaux au moyen de couleurs compactes déposées sur des planches en bois ou en métal, lesquelles couleurs auraient été durcies au point de se préter à une pression sans en être écrasées, tout en restant grasses et en pouvant déteindre sur le papier et produire des milliers d'images, sans avoir besoin d'encrer la forme, ce dernier procédé n'a pas réussi. Mais les pierres factices avaient donné un commencement de réussite. Mon père en avait conservé plusieus qu'il avait couverte de dessins au crayon. Mais il trouvait le grain trop grossier.

Rappelé en Bavière, pour affaire de famille, Senefelder promit à mon père de revenir avant peu, mais il ne donna plus de ses nouvelles à mon père.

C'était un homme très intelligent, parlant sans prendre haleine et passant sans cesse d'une idée à une autre, très exhalté par les résultats qu'il entrevoyait pour ses inventions futures, plutôt que pour celles déjà réalisées. Il n'avait pas d'ordre et le sort ne l'a pas favorisé. Il est mort peu après, sans aucune fortune.

A 13 ans, mon pére me retira de l'école dirigée par un parent, Mr Schmidt, et me mit en apprentissage d'écrivain lithographe, en me faisant suivre le cours de dessin d'académie des Frères Guérin (dont le père avait enseigné le dessin à mon père). Il me fit enseigner le dessin linéaire et la perspective par Mr Friedrich, statuaire de talent et la calligraphie par Mr Busch et Mr Midolle.

Deux années plus tard, en 1834, Mr Ratisbonne, banquier, fonda à Strasbourg une école industrielle destinée à détourner la jeunesse israélite du bas négoce, et je fus chargé d'y enseigner le dessin linéaire sous la direction de Mr Friedrich, fonctions que j'occupais durant 3 ans jusqu'au moment de mon départ pour Paris qui eut lieu le 7 septembre 1837.

Mon père voulut alors m'envoyer a Paris, avec la pensée que si je pouvais trouver de l'ouvrage dans une lithographie de la Capitale, je ferais des progrès plus rapides. Mais mes commencements furent très durs, parce que, contrairement à ce que je m'étais figuré, l'on ne me trouva assez habile pour être engagé dans les premières maisons d'alors, qui s'appelaient Thierry, Kappelin, Cluis etc... , et je fus heureux d'entrer dans une maison de deuxième rang, chez Mr Desurmont, aux appointements de 60 frs par mois.

Comme j'étais pensionnaire de mon Oncle et de ma tante Hoffer, tapissiers à Paris, je pus aisément me contenter de ces modiques appointernents ; je fus très bien accueilli et conseillé par des lithographes alsaciens de nos amis: mrs Wissler, Baltzer et Reibel, ce dernier est le seul survivant (il est infirme et nécessiteux par suite de pertes, de mauvais placements et je suis heureux de lui venir en aide). Ayant sous les yeux de bons modèles et mis au courant des meilleurs procédés, je parvins grâce aussi à un travail très assidu à faire des rapides progrès, à tel point qu'au mois de juin suivant, on m'offrit un emploi de 1 500 frs en Bretagne.

-- 1838 --
Mon père aurait voulu me voir entrer dans son établissement pour lui donner un nouvel essor, mais je ne pus résister au désir de voyager un peu avant de retourner à Strasbourg, et surtout d‘aller voir la mer. Je vins donc à Rennes, dans l'établissement naissant fondé par Mrs Marteville et Landais, avec l'idée d'y rester seulement une année. Mais l'homme propose et Dieu dispose.

Bientôt, Mr Marteville vendit son brevet a l'ouvrier Leroy avec lequel Mr Landais ne s'arrangea pas. Au bout d'une année d'essai, Mr Landais se sépara de son nouvel associé et me pria de rester chez lui en m'avançant 1200 frs, pour m'assurer la conscription militaire et au bout de quatre années, lorsque je voulus de nouveau retourner chez mon père, Mr Landais me proposa de me prendre comme associé sans aucune mise de fonds, avec promesse de me céder l'établissement entièrement après dix années d'association.

Cette proposition était très avantageuse pour moi, aussi mon père donna-t-il son consentement, tout en regettant vivement cette séparation de part et d'autre.

Notre association, sous la raison sociale Landais et Oberthür, fut agréable. Lorsqu'elle prit fin en juillet 1852, l‘établissement avait sensiblement prospéré : De six ouvriers que l'établissement occupait au début, ce nombre avait triplé et le chiffre d'affaires aussi.

-- 1844, 24 Octobre --
J'obtins la main de ma chère femme, Mademoiselle Marie Hamelin, qui m'a puissamment secondé dans mes entreprises industrielles et commerciales tout en se consacrant avec un entier dévouement à l'éducation de nos fils Charles et René, qui nous sont nés le 14 septembre 1845 et le 14 avril 1852.

-- 1854, 8 Février --
J'acquis de Mr Lefas, le tiers de l'imprimerie typographique Marteville et Lefas, et trois ans plus tard, Mr Marteville me céda aussi sa part dans cette imprimerie qui occupait alors 40 ouvriers avec 2 presses Selligue, presses va et vient à platine, poussée par 2 conducteurs dont l'un, Jolly, est encore en fonction chez nous. Ces presses qui ont précédé les mécaniques actuelles, débitaient 500 feuilles a l'heure. Ce ne fut que vers 1856 que nous fimes acquisition de la première presse mécanique marchant à bras où à vapeur, laquelle fut montée par feu Alauzet, qui est devenu depuis le chef d'une grande usine.

L'imprimerie publiait un journal politique intitulé "l'auxilllaire breton" (depuis journal d'Ille et Vilaine) dont je devins propriétaire associé de Mr Marteville et plus tard de Mrs Pinault et Bochin.

Après la chute de Thiers, je vendis mon tiers de propriété du journal à Mrs Pinault et Bochin, m'obligeant à en continuer l'impression, pourvu toutefois que le journal ne cessât de défendre la religion, la famille et la propriété.

Or ces Messieurs cessèrent de suivre ce programme et dès lors, je refusais d'imprimer le journal. Il en suivit un procès que nous perdîmes au tribunal de commerce de Rennes, mais que nous gagnâmes finalement en appel. Nos adversaires allèrent même en cassation, où on leur donna également tort (lire un intéressant mémoire soumis à la cour et rédigé par mon fils Charles).

Je vais noter ci-après, par ordre de dates, les principales circonstances de ma vie depuis mon arrivée à Rennes qui eut lieu en juin 1838.

Je travaillai la première année comme ouvrier lithographe aux appointements de 1500 Frs par an chez Landais et Marteville, puis chez Landais et Leroy, et enfin chez Landais seul.

-- 1842, 3 Juin --
Obtention d'un brevet d'imprimeur lithographe à Rennes, en vue d'une association avec mon dernier patron.

-- 1843, 1er Février --
Traité d'association pour l'imprimerie lithographique avec Mr Joseph Landais, pour un durée de 10 années expirant le 1er juillet 1852, avec promesse de cession totale de l'établissement pour cette date. Prix : 21 000 frs.

-- 1844, 28 Octobre --
Mon mariage avec Mademoiselle Marie Hamelin.

-- 1845, 14 Septembre --
Naissance de notre fils Charles.

-- 1846, 16 Février --
Décès dans sa 60ème année, du colonel Hamelin (Joseph Guillaume Mathurin) commandant le 5ème Régiment d'artillerie à La Fère, parrain de notre fils Charles ; il était marié à Mademoiselle Magnin, de Besançon. Il a laissé deux filles : l'aînée Pauline, mariée depuis à Aubert, maître de forges au Beuchot (Vosges), la jeune Jenny, mariée depuis à Mr Lyautey, intendant général en retraite qui est décédé en 1868.

-- 1852, 14 avril --
Naissance de notre fils René.

-- 1854, 8 Février --
Achat d'avec Mr Lefas du 1/3 de l'imprimerie typographique à Marteville et Lefas...(23 200 Frs) et nouvelle association avec Mr Marteville, sous la raison : Imprimerie Marteville et Oberthür.

-- 1855 --
Obtention d'une médaille bronze deuxième classe à l'exposition universelle.
Première publication d'un almanach postal, d‘après les conseils de Messieurs Goubert alors inspecteur (aujourd'hui directeur) des postes et de monsieur Charlet, alors Directeur (aujourd'hui Receveur Principal).
Achat d'avec mon nouvel associé Mr Marteville de sa part (2/3) de l'imprimerie.

-- 1857, 13 Janvier --
Obtention d'un brevet d'imprimeur typographe à Rennes. en remplacement de Mr Marteville, démissionnaire en ma faveur (signé de Billault. ministre de l'Intérieur).

-- 1857, 4 Mai --
Traité passé à Noyon avec les actionnaires et les créanciers de Mary Dupuis pour la continuation de son marché par lequel l'administration des Postes, lui avait confié l‘édition du Dictionnaire des Postes et le monopole de la fourniture de l'almanach postal pour toute la France durant 12 années dont 2 étaient alors passées (90 000 frs).

-- 1860, 23 Novembre --
Visite à nos ateliers, faubourg de Paris, de son Altesse Madame la princesse Baciocchi.

-- 1862, 23 Août --
Acquisition des métairies de Lanriou et du Plessix qui m‘ont adjugées pour 49 000frs.
Traité passé avec la compagnie des Chemins de fer de l'Ouest, pour la founiture des imprimés nécessaires aux gares, etc.... pendant 5 années. Importance du marché prévu : 300 000 frs par an, réduction consentie environ 100 000 frs, soit 25%.

-- 1863, 29 Septembre --
Décès de mon père François-Jacques à Bischwiller (Bas-Rhin) à l'âge de 70 ans.

1865, 3 Avril
Acquisition de la maison, 15 rue de Médicis à Paris : 406 000 frs.

-- 1865, Novembre --
J'entrais comme juge suppléant au tribunal de Commerce de Rennes (où j'ai siégé durant 6 années, voir médaille commémorative).

-- 1866, 1er Mars --
1ère association formée pour 5 ans avec mon fils Charles, sous la raison Oberthür et Fils.

-- 1866, 11 Mars --
Rupture avec messieurs Klein, Minie, Baraise et Angevin, mes contremaîtres auxquels j'avais alloué une gratification annuelle sur les bénéfices, parce qu'ils critiquèrent l'extension que je ne cessais de donner à l'outillage; Ils me demandèrent pour rentrer dans les conditions d'autrefois, c'est à dire de recevoir simplement des appointements fixes : 20 000 frs, soit 5 000 frs pour chacun, que je leur accordais immédiatement.

-- 1867, 22 Février --
Acquisition de la terre de Mesneuf (1er lot). Le 2ème lot comprenant la Grande Ormais a été acquis le ___. Le 3ème lot "le Tertre" et "la Gree", le 4 octobre 1873, soit en tout environ 285 hectares moyennant environ 550 000 frs.

-- 1870, 19 Avril --
Mariage de Charles avec Mademoiselle Louise Céline Zoé Le Ray.
Construction des nouveaux ateliers qui ont servi de caserne durant la guerre de 1870-1871.
Comme membre du comité de l'opinion libérale, je signai une entente avec le comité de l'ordre et de la liberté (droite) avec Messieur Bodin, doyen, A. de la Guistière, E. Durand, Martin-Feuillée, Raffray, G. Riou du Cosquer, pour la formation d'une liste de fusion pour le conseil municipal de Rennes.

-- 1871 --
Ma nomination au Conseil Municipal de Rennes. Je donnai des lors ma démission de conseiller municipal et d'adjoint au maire de Monterfil, où mon fils Charles fut réelu à ma place.

-- 1871, 5 Avril --
Naissance de notre petit fils Charles.

--1871, erreur de date --
Ma nomination à la banque de France comme censeur près la succursale de Rennes. Ayant démissionné en 1876, la Banque a prié Charles d'accepter les fonctions d'administrateur.

-- 1872, 25 Avril --
Naissance de notre petit-fils Joseph.

-- 1873, 11 Juin --
Décès de mon beau-père François Hamelin, ancien libraire et officier démissionnaire en 1815, à l'âge de 84 ans 8 mois.

-- 1874, 30 Juillet --
Distribution des prix. Promesse de retraite aux ouvriers âgés et d'une dot aux jeunes ouvrières.

-- 1874, 20 Août --
Le Maréchal de Mac-Mahon, duc de Magenta, président de la République, est venu visiter l'imprimerie.

-- 1874, 3 Décembre --
Décès de ma belle-mère Madame veuve Hamelin. née Jeanne Marie Anne Manpon, âgée de 76 ans 1 mois.

-- 1875, 2 Février --
La croix de Chevalier de la Légion d'Honneur m'a été décernée par le Maréchal de Mac-Mahon, sur la présentation de Mr Louis Grivard, ministre du commerce et de l'agriculture.

-- 1875, 7 Février --
Fête à l'atelier : des livrets de Caisse d'épargne sont remis à tout le personnel (367) de 25,50 frs et 100 frs selon le temps de présence de chacun.

-- 1875, 1er Juin --
Organisation du recrutement par concours et du service des apprentis.

-- 1876, 20 Février --
Pour l'élection d'un député de la 1ère circonscription de l'arrondissement de Rennes, je fus sollicité par le comité de la droite et du centre droit, de me porter candidat; J'obtins seulement 5 ... voix contre 7 ... données à mon concurrent Mr Roger Marvaise, avocat à Paris, originaire de Fougères.

-- 1876, Mai - Voyage en Italie --
Audience privée de sa Sainteté Pie IX, avec maman et René. Grâce aux recommandations de son Eminence le Cardinal Saint Marc et de l'intervention bien obligeante de l'abbé Anselme Milochau, nous pûmes, René et moi assister le lendemain à la Sainte Messe célébrée par le Saint père dans son appartement privé. Mr Pierre Turgis, camérier domestique, nous fit visiter les jardins du vatican.
Nous visitâmes Milan, Turin, Gènes, Pise, Rome, Tivoli et Naples. Herculanum, Pompéi, Castellamare, Sorrente, l'île de Capri et sa grotte d'azur, Pausilippe, Baya, Cap de Micène et retour par Florence et Turin.

-- 1877, 16 Mai --
Mariage de René avec Mademoiselle Marie Sophie Marguerite Chevrier.

-- 1877, 26 Septembre --
Bénédiction de notre nouvelle maison de Rennes, construite par Mr Gavet, architecte à Paris, par le clergé de Notre Dame : messieurs Le Cerf curé, Launay, Petit, maréchal vicaires, avec l'assistance de Mr le Chanoine Brune. Sculptée par Houguenade, décors, peintures par Polisch, menuiserie par Kreyenbiel, plâtrerie par Binard, cheminée pierre et ravalements par Riffaut, charpente par ... , couverture par Noël, marbres de Parfonry.

-- 1878, 1er Août --
Naissance de ma petite-fille Marie-Marguerite (ma filleule).

-- 1878, 9 Septembre --
Naissance de notre petit-fils Gabriel Louis Marie.
Obtention d'une médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris.

-- 1880, 1er Juin --
Création d'un service médical gratuit pour notre personnel (Dr : Mr Hamon).

-- 1882, Avril (mardi de Pâgues) --
Bénédiction des cloches de Notre-Dame : parrain du Gros Bourdon, Mgr Place, archevêque. Marraine, madame Oberthür, mère.

-- 1883, Janvier --
Acquisition de la Hublaie et de la ferme de Touche Ablins en Cesson - vendeur Mr Edouard Aubry : 225 000 frs.

-- 1884, 3 Mars --
Naissance de notre petite-fille Marguerite Marie Louise.

-- 1886, 1er Juin --
Naissance de notre petite-fille Madeleine

-- 1886, 22 Novembre --
Acquisition du Logis de Monterfil et des fermes du Logis, des Rousselais en Blossais et de la chicane; vendeur, Mr de la Bintinaye : 200 000 frs.

-- 1887, 7 Avril, Jeudi saint --
Son Eminence le Cardinal Philippe Place, Archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo, m'a remis de la part de sa Sainteté Leon XIII, la nomination en date du 22 Mars, comme Chevalier de l'ordre de St-Grégoire le Grand (ampliation de Son Eminence le Cardinal Ledochowski)

-- 1887, 9 Avril --
Visite de son Eminence aux ateliers, remise de livrets de caisse d'épargne à tout le personnel (494).

-- 1887, 6 Mai --
Réception au logis de Monterfil, de son Eminence le Cardinal Place, venu pour donner la confirmation dans la paroisse.

-- 1887, 1er Juin --
Fondation d'une société de gymnastique, pour nos employés et ouvriers, approuvée par le préfet le 14 du même mois.

-- 1888, 11 Juin --
Signature du traité passé avec Mr Laurent, imprimeur à Pithiviers, qui se démettait en notre faveur du marché par lequel l'administration des Postes et des Télégraphes, lui avait concédé le droit d'éditer le dictionnaire des postes: 120 000 frs.

-- 1888, Juillet --
La distribution des prix est présidée par Mgr Gonindard. Archevêque de Sebaste, coadjuteur de son Eminence le Cardinal Place.
Notre jeune société de Gymnastique remporte le prix d'honneur et 20 autres prix au concours régional d'Angers.

-- 1889 --
Installation d'un laboratoire de photographie.
Substitution de l'éclairage par l'électricité à celui par le gaz.

-- 1889, 9 et 10 Juin --
Notre société de gymnastique remporte un brillant succès au concours international de Paris, où 600 sociétés de tous pays se sont mesurées à Vincennes. Nos jeunes gymnastes avec leur fanfare comptaient 100 excursionnistes. Obtention d'une médaille à l'exposition universelle de Paris.

-- 1891, 14 Septembre --
Naissance de notre petite-fille Marthe.

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Extrait d'une encyclopédie sur l'imprimerie
[ 05/09/2015 ]

Paragraphe décrivant François Charles Oberthur
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François Charles Oberthur - Dossier Légion d Honneur
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Messe du souvenir
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Synthèse des recherches généalogiques de Jean-Marie SALOMON sur François-Charles OBERTHUR
Générée en 0.27 sec.

Signature Genealogie

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